
C’est le principe de l’escalade. Après la pandémie de Covid, l’économie mondiale fait face à un nouveau problème majeur : une crise massive des matières premières. De nombreux secteurs industriels la prennent de plein…
C’est le principe de l’escalade. Après la pandémie de Covid, l’économie mondiale fait face à un nouveau problème majeur : une crise massive des matières premières. De nombreux secteurs industriels la prennent de plein fouet, comme l’automobile, l’agroalimentaire… et bien évidemment, en première ligne, le bâtiment. Peut-être plus facile à déterminer que celle du virus nous venant de Chine, son origine réside dans une équation somme toute fort simple : pendant plusieurs mois, beaucoup d’industriels n’ont eu d’autre choix que de réduire leur capacité de production afin de s’adapter à la conjoncture. Mais la reprise a été bien plus brutale qu’attendu.
Et si le fait que cette reprise démarre sur les chapeaux de roue est en soi une très bonne nouvelle, pour notre secteur en particulier et pour l’économie en général, la théorie des dominos s’est rapidement imposée. L’appel de matières premières a explosé, et les industriels et fournisseurs n’ont pas pu suivre le rythme. La logique mathématique de l’offre et de la demande a fait le reste : ce qui est rare devient cher, entraînant par extension une flambée des prix délirante, la hausse des coûts des chantiers et des retards de livraison à foison. L’on en arrive à cette situation actuelle de « sauve-qui-peut » chez les professionnels en quête de matériaux pour pouvoir simplement travailler…
Le premier à avoir vu ses prix s’envoler dès décembre 2020, l’acier n’en finit plus de monter pour arriver à plus de trois fois sa valeur d’il y a quelques mois. Le zinc, le cuivre, le fer… connaissent tous la même rengaine, sans exception. Mais le pire pourrait venir du bois de construction. Car au-delà des hausses de tarifs insolentes, c’est une véritable pénurie qui se profile tant la situation est catastrophique, notamment à cause des marchés « vampires » que sont l’Asie et l’Amérique du Nord… Selon la FFB, en France, ce sont plus de 30 % des chantiers qui pourraient se retrouver à l’arrêt d’ici à l’automne !
Face à cette crise supplémentaire, le ministère de l’Économie a mis en place trois mesures : l’annulation des pénalités de retard par les acheteurs de l’État, la médiation de filière, et la mise en place d’un comité de crise. Une réaction qui semble pour le moment bien légère, alors même que l’avènement de la RE2020 au début de 2022 approche à grands pas, et avec elle la très probable hausse de la demande de bois…
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