Anniversaire et ambitions pour Recticel

Anniversaire et ambitions pour Recticel

RECTICEL INSULATION FÊTE LES 10 ANS DE SON USINE DE BOURGES. UNE BELLE ÉTAPE POUR LE GROUPE, QUI A RÉCEMMENT CÉDÉ SES AUTRES ACTIVITÉS POUR SE CONCENTRER SUR LA SEULE FABRICATION DE PANNEAUX D’ISOLATION EN POLYURÉTHANE. ET DE SURCROÎT L’OCCASION D’ANNONCER DES INVESTISSEMENTS ET DES OBJECTIFS ASSUMÉS POUR LES ANNÉES À VENIR.

Une décennie de production en France, ça se fête ! Recticel l’a bien compris, et a placé sous ce signe les festivités et célébrations à l’usine de Bourges. Inauguré officiellement en février 2013, le site, implanté à quelques kilomètres de la ville bien connue pour son « Printemps », a fabriqué ses premiers panneaux d’isolation en octobre 2012. Sans arrêter de gagner en productivité depuis. Une illustration chiffrée vaut mieux qu’un long discours : en 2013, la production annuelle de l’usine berruyère s’élevait à 150 000 m3 de panneaux ; en 2021, les 500 000 m3 ont été atteints. « Et l’objectif pour 2022 est de dépasser les 600 000 m3 », ajoute Cédric Bara, directeur des opérations isolation pour la France et responsable de l’usine de Bourges.

Une nouvelle ligne devrait bientôt être implantée dans l’usine de Bourges.

Extension de ligne
Si la filière des matières premières suit – et notamment l’approvisionnement en MDI (méthylène diphényl diisocyanate, un composant indispensable à la fabrication du polyuréthane [PU] et dont les producteurs mondiaux se comptent sur les doigts d’une seule main) –, l’objectif semble atteignable. Mais il ne s’agirait que d’une étape dans un plan de croissance encore plus ambitieux : atteindre 900 000 m3 dès 2023 ou 2024, en intégrant au site « une extension de ligne » permettant d’augmenter la capacité totale de l’usine. Une seconde ligne – ou plutôt une ligne 1 bis – qui sera un bel atout pour réaliser les objectifs annoncés, mais qui ne fera pas tout selon Cédric Bara : « L’optimisation capacitaire de l’usine passe surtout par une quête perpétuelle des petits gains : repenser les méthodologies de travail, retravailler les phases d’enchaînement des panneaux, optimiser les capteurs, améliorer la vitesse… »

Cette évolution sera la bienvenue car « le marché est porteur et en croissance ». Pour preuve, le Syndicat national des polyuréthanes (SNPU) a dévoilé en mars dernier une évolution de 15,3 % de la mise en oeuvre d’isolants en PU sur 2021, qui atteint 31,4 millions de m2. Si la part des isolants en PU demeure relativement faible sur le marché global des isolants thermiques face aux mastodontes que sont les isolants minéraux notamment (laine de verre et laine de roche), elle poursuit néanmoins sa croissance régulière : de 5 % en 2010, le PU a grignoté progressivement des parts pour représenter aujourd’hui environ 12 % du marché. Et le potentiel est là : sur un marché où la culture du PU est mieux implantée, comme en Grande- Bretagne, cette part grimpe à 40 %…

 

Les 500 000 m3 de panneaux ont été atteints sur l’année 2021.

 

 

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